Le vendeur doit annexer au compromis un Dossier de Diagnostic Technique complet, adapté à son bien précis, sous peine de fragiliser toute la vente. Selon Notaires, ce dossier peut réunir plusieurs documents en application de l’article L271-4 du code de la construction et de l’habitation (CCH). DPE, amiante, plomb, électricité, gaz, termites, ERP, assainissement ou loi Carrez : la liste exacte dépend de l’âge du logement, de sa localisation et de ses installations.
En bref:
- Le diagnostic de performance énergétique est obligatoire, opposable depuis 2021, et un audit complémentaire est requis pour les logements classés F ou G.
- La validité des diagnostics varie, allant de 3 mois pour les termites ou ERP à 10 ans pour le DPE, et leur renouvellement doit respecter la date de signature.
- Un dossier incomplet ou périmé expose le vendeur à des risques financiers importants, comme l’annulation de la vente ou des dommages et intérêts.
- Il est conseillé de faire réaliser les diagnostics longue durée dès la mise en vente et les plus courts en fin de processus pour éviter de payer deux fois.
- La sélection d’un diagnostiqueur certifié COFRAC et réactif est essentielle pour respecter le calendrier de vente et éviter les complications juridiques.
Table des matières
- Compromis de vente et diagnostics : la liste complète selon votre bien
- Combien de temps un diagnostic reste-t-il valide avant l’acte ?
- Que risque le vendeur si un diagnostic manque ou est périmé ?
- Comment préparer votre DDT et choisir le bon diagnostiqueur ?
- Pourquoi le choix du diagnostiqueur compte autant que la liste des diagnostics
- Où vérifier vos obligations et l’état des risques de votre bien ?
- Faites réaliser vos diagnostics par un réseau certifié et réactif
- Sources
Compromis de vente et diagnostics : la liste complète selon votre bien
Aucun vendeur ne fournit la même pile de documents. Un studio parisien de 1995 et une longère bretonne de 1920 n’appellent pas les mêmes diagnostics, et c’est précisément là que beaucoup de propriétaires se trompent en pensant qu’un DPE suffit à couvrir leurs obligations.

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) s’impose pour tous les biens, sans exception d’âge ou de localisation. Depuis la réforme de 2021, il est opposable : une classe énergétique erronée peut engager la responsabilité du vendeur, comme le rappelle le Guide des Notaires. Pour les logements classés F ou G, un audit énergétique complémentaire est désormais exigé lors de la vente.
Le diagnostic amiante concerne les biens dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997. Il porte sur les matériaux et produits susceptibles de contenir de l’amiante dans les parties visibles du logement, pas sur la totalité du bâtiment.

Le constat de risque d’exposition au plomb (CREP) vise les immeubles construits avant 1949. Un résultat positif change radicalement la donne pour l’acheteur, qui devra anticiper des travaux de mise en sécurité avant toute occupation.
Les diagnostics électricité et gaz deviennent obligatoires quand les installations ont plus de quinze ans ou plus. Beaucoup de vendeurs l’ignorent : une installation refaite à neuf il y a dix ans échappe à cette obligation, alors qu’un tableau électrique jamais modifié depuis la construction d’un pavillon des années 1990 y est soumis.
Le diagnostic termites ne s’applique que dans les zones couvertes par un arrêté préfectoral. Chaque département publie sa propre carte, consultable en mairie ou sur les sites préfectoraux : certains départements du littoral atlantique sont concernés dans leur intégralité, d’autres seulement par communes.

L’état des risques et pollutions (ERP) informe l’acheteur des risques naturels, miniers, technologiques et sismiques qui pèsent sur la parcelle. Vous le générez directement depuis le site Georisques, en saisissant l’adresse exacte du bien.
Le diagnostic assainissement non collectif s’exige dès que le logement n’est pas raccordé au tout à l’égout. Le contrôle, réalisé par le service public compétent, doit dater de moins de trois ans à la vente.
Le mesurage loi Carrez concerne exclusivement les lots de copropriété.
Combien de temps un diagnostic reste-t-il valide avant l’acte ?
Un DPE reste valable jusqu’à 10 ans. Certains diagnostics comme l’état parasitaire ont une validité plus courte, souvent de quelques mois. Les durées de validité varient énormément d’un diagnostic à l’autre, et c’est souvent là que les ventes se grippent entre le compromis et la signature finale.
| Diagnostic | Durée de validité |
|---|---|
| DPE | 10 ans |
| Amiante | Illimitée si négatif |
| Plomb (CREP) | 6 ans si positif, illimitée si négatif |
| Électricité / gaz | 3 ans |
| Termites | 6 mois |
| ERP | 6 mois |
| Loi Carrez | Illimitée (sauf travaux modifiant la surface) |
Ces durées, précisées par Service-public.fr, s’apprécient toujours à la date de signature de l’acte authentique, pas à celle du compromis. Un diagnostic termites valable le jour où vous signez le compromis peut être périmé trois mois plus tard, si la vente traîne en longueur pour des raisons de financement ou d’urbanisme. Dans ce cas, il faut le refaire pour préserver la sécurité juridique de la transaction, comme le souligne le Guide des Notaires.
Conseil de pro : Faites réaliser vos diagnostics à validité longue (DPE, amiante négatif, Carrez) dès la mise en vente, et gardez les diagnostics à courte durée (ERP, termites) pour la fin, une fois qu’une date de signature réaliste se dessine. Vous éviterez ainsi de payer deux fois pour le même document.
Pour organiser ce calendrier sans stress, notre guide sur le bon moment pour réaliser vos diagnostics détaille l’ordre à privilégier selon votre situation.
Que risque le vendeur si un diagnostic manque ou est périmé ?
Un DDT incomplet n’est pas un simple oubli administratif. C’est une faille juridique qui peut coûter cher, parfois plusieurs années après la signature.
Le risque le plus lourd concerne l’exonération des vices cachés. Quand le dossier est incomplet ou périmé, le vendeur perd le bénéfice de cette clause protectrice et s’expose à des recours concrets :
- Réduction du prix de vente négociée ou imposée par un tribunal.
- Résolution pure et simple de la vente.
- Versement de dommages et intérêts à l’acheteur.
L’acheteur dispose généralement de deux ans à compter de la découverte du vice pour agir, ce qui signifie qu’un diagnostic amiante bâclé peut ressurgir bien après que vous ayez quitté les lieux.
Le notaire joue ici un rôle de filtre. Il vérifie systématiquement la complétude et les dates de validité du DDT avant de préparer l’acte, et il peut exiger qu’un diagnostic périmé soit refait avant toute signature. Concrètement, cela se traduit par un report de rendez-vous, des frais supplémentaires imprévus, et parfois un acheteur qui commence à douter du sérieux de la transaction. Un dossier propre dès le compromis évite ces mauvaises surprises de dernière minute.
Comment préparer votre DDT et choisir le bon diagnostiqueur ?
Un DDT solide se construit en amont, pas dans l’urgence la semaine précédant la signature. Voici la méthode à suivre :
- Rassemblez les documents utiles avant la visite : plans, factures de travaux, diagnostics précédents, informations sur l’âge des installations électriques et de chauffage.
- Vérifiez la certification COFRAC du professionnel pour chaque diagnostic concerné. Les diagnostiqueurs doivent détenir un certificat de compétence délivré par un organisme accrédité, et un même professionnel peut couvrir plusieurs diagnostics s’il cumule les certifications correspondantes.
- Demandez un devis écrit détaillé, avec un délai de remise du rapport clairement formalisé.
- Contrôlez l’assurance responsabilité civile professionnelle du diagnostiqueur et son indépendance : un professionnel lié à une agence ou à un promoteur ne garantit pas la même impartialité qu’un diagnostiqueur indépendant.
- Anticipez les diagnostics à validité courte en fixant leur date au plus près de la signature prévisible de l’acte, pas de celle du compromis.
- Prévoyez la procédure en cas de résultat défavorable : un plomb positif ou une installation électrique non conforme peut ouvrir la voie à des travaux, une renégociation du prix, ou l’ajout d’une clause suspensive dans le compromis.
Conseil de pro : Avant l’intervention du diagnostiqueur, libérez l’accès aux combles, à la chaufferie et au tableau électrique. Un rendez-vous où le professionnel doit déplacer des cartons ou chercher une clé perdue rallonge la visite et retarde la remise du rapport. Un bon nettoyage préalable, comme le détaille ce guide pratique avant emménagement, facilite aussi grandement l’accès aux points de contrôle.
Notre page sur ce que dit la loi reprend en détail les obligations légales qui pèsent sur le vendeur à chaque étape de ce processus.
Pourquoi le choix du diagnostiqueur compte autant que la liste des diagnostics
On me demande souvent si tous les diagnostiqueurs se valent, tant qu’ils sont certifiés. Ma réponse est non, et c’est un point que peu d’articles abordent honnêtement.
La certification COFRAC garantit une compétence technique minimale, pas une qualité de service homogène. Un réseau qui structure ses délais, forme ses partenaires et centralise le suivi administratif change concrètement l’expérience du vendeur, surtout quand plusieurs diagnostics doivent s’enchaîner avant une date de signature déjà fixée.
Square-diagnostic s’appuie sur cette logique de réseau certifié COFRAC dans le Grand Ouest et en Île-de-France, avec une prise de rendez-vous possible sept jours sur sept et un rapport transmis en moins de 48 heures. Pour un vendeur qui négocie déjà avec un acheteur pressé, ce délai fait une différence réelle sur la tenue du calendrier. Les partenariats noués avec des réseaux d’agences comme Century 21, Orpi ou Foncia témoignent aussi d’une pratique rodée aux contraintes des transactions rapides, où chaque jour de retard peut faire vaciller un financement bancaire déjà accordé sous conditions.
Ce que je retiens surtout, après avoir analysé les recours les plus fréquents liés aux diagnostics manquants : la majorité des litiges naissent d’un dossier assemblé dans la précipitation, pas d’une malhonnêteté du vendeur. Un diagnostiqueur certifié et organisé reste la meilleure protection contre cette précipitation.
— Aurélie
Où vérifier vos obligations et l’état des risques de votre bien ?
Pour croiser vos informations, plusieurs ressources officielles restent incontournables. Notaires.fr détaille les obligations légales du vendeur, Service-public.fr précise les durées de validité, le ministère de la Transition écologique encadre la certification des diagnostiqueurs, et Georisques génère votre ERP en quelques clics. Partagez ces liens avec votre notaire ou votre diagnostiqueur pour une double vérification avant la signature.
Faites réaliser vos diagnostics par un réseau certifié et réactif
Vous avez maintenant la liste des documents à réunir. Reste à trouver qui les produira dans un délai compatible avec votre calendrier de vente. Square-diagnostic met en relation les vendeurs avec des diagnostiqueurs certifiés COFRAC dans le Grand Ouest (Côtes-d’Armor, Ille-et-Vilaine, Mayenne) et en Île-de-France (Paris, Yvelines, Hauts-de-Seine), avec un rapport livré en moins de 48 heures après la visite.

Le devis en ligne est gratuit et sans engagement, et la prise de rendez-vous reste ouverte sept jours sur sept, de 8 h à 20 h, ce qui compte quand un compromis approche et qu’un diagnostic périmé menace de retarder la signature. Que vous vendiez seul ou via une agence partenaire, le Dossier de Diagnostic Technique complet vous est livré prêt à être annexé au compromis. Pour connaître précisément les diagnostics applicables à votre bien, consultez notre page dédiée aux diagnostics obligatoires de vente ou lancez directement votre demande de rendez-vous pour sécuriser une date avant la signature de votre compromis.


